ROMANCE, ROMAN D’AMOUR… ATTENTION ! NOUS NE PARLONS PAS LA MÊME LANGUE

romance_Boris Alexeev

Je ne sais pas si c’est, là encore, dû au second effet E. L. James, mais, depuis un peu plus d’un an, la mode est à la « romance », terme qui englobe à la fois les récits romantiques et les textes érotiques de tout poil (sans mauvais jeu je mots !).

Face au rejet massif des éditeurs non spécialisés, à qui ce genre littéraire semble donner de violentes crises d’urticaire, les auteurs en herbe se sentent démunis, méprisés et trahis. Car ils sont légion à écrire ce genre de textes, et l’immense majorité des livres refusés se retrouvent donc fatalement sur les plateformes d’autoédition, leurs auteurs se sentant encouragés par un lectorat enthousiaste – et pas toujours très exigeant.

Et si cette incompréhension mutuelle n’était tout simplement due qu’à un problème de vocabulaire ?

Et si nous ne parlions pas tous la même langue ?

Voici un extrait de mail reçu qui pourrait, à lui seul, résumer tout un drame (attention les yeux, je reproduis le texte tel que je l’ai reçu) :

« (…) sur KDP et Kobo mon roman marche super bien et sur les blogs, je n’ais que des bonnes critiques. Mais pourtant tout les éditeurs a qui j’ais envoyé mon livre on dit que ça correspondait pas à ce qu’ils avaient besoin. OK c’est du MM mais il y a plein de publique pour çà et qui réclame sans arrêt parce qu’il y en a pas assez alors je pige pas. (…) »

Bon ! Passons sur la grammaire et abordons plutôt la définition même de « ROMAN SENTIMENTAL » car, outre un manque évident de maîtrise de l’écrit commun à beaucoup de ces postulants romanciers, le problème se situe bien là.

Pour ceux qui n’ont jamais touché à ce genre de littérature, sachez que les passionnés de romans sentimentaux – ou de porno-romance – vivent pour ainsi dire en vase clos (attention, je ne parle pas de lecteurs comme vous et moi, qui en achètent de temps en temps pour se détendre ou par simple plaisir, non, je fais allusion aux ayatollahs du genre, à ceux qui refusent obstinément de lire ou de parler d’autre chose que de ça). Ils ont leurs réseaux, leurs groupes, leurs communautés, leurs blogs, leurs icônes, leurs salons dédiés, se voient entre eux et ne lisent, comme je le disais, QUE leur genre de prédilection.

En fait, non, ils ne lisent pas, ils dévorent – jusqu’à 5 livres, ou plus, par semaine sans compter les nouvelles et les fanfictions.

Inutile de vous dire que la production a du mal à suivre.

Et, comme à chaque fois que la demande est supérieure à l’offre, tout le monde se jette à corps perdu dans le créneau, fans acharnés ou simples opportunistes. L’édition numérique a, en cela, éveillé beaucoup de vocations, ce qui donne souvent des choses pour le moins « bof-bof ».

Comme la plupart des « écrivains » qui proposent ces « romances » ne sont pas des romanciers professionnels mais eux-mêmes de simples lecteurs qui couchent sur papier ce qu’ils auraient aimé lire, le résultat n’est pas forcément très heureux, ni très respectueux de la langue ou des usages littéraires. C’est une chose de jeter quelques fantasmes sur une feuille (le papier n’a jamais refusé l’encre !) ; c’en est une autre de savoir créer une intrigue, des personnages, et de faire évoluer tout ça dans un contexte qui « tienne la route ».

Ne sachant pas trop comment construire un récit prenant et cohérent, beaucoup de ces écrivains amateurs essayent donc de compenser leurs insuffisances par un excès de scènes de sexe, espérant attirer ainsi de nombreux lecteurs.

Et ça marche… au début. Ensuite, c’est comme tout, les gens se lassent. Alors, c’est la surenchère, à celui qui fera le plus tordu, le plus osé, le plus détaillé, et, surtout, qui en publiera le plus et le plus vite possible (chaque nouveauté provoquant une vague de ventes).

Le fan de romances avale de cette façon des kilomètres et des kilomètres de pages laborieuses entrecoupées de descriptions que l’auteur espère érotiques mais qui, à force d’en rajouter sans cesse, finissent par tenir davantage d’une visite chez le proctologue que d’une scène d’amour. Pire : avec l’apogée du numérique et de l’autoédition incontrôlée, cette façon de surenchérir tend à devenir la norme.

Je vous laisse imaginer l’étendue de la cata.

Mais avouez que ces littérateurs improvisés auraient tort de ne pas tenter leur chance, surtout, comme je le disais plus haut, quand on voit des « miracles » comme « Fifty Shades of Grey ».

Enfin, ça, c’est ce que certains sagouins – tels ceux qui offrent leurs services pour promouvoir l’autoédition, qui vendent des méthodes d’écriture « infaillibles » ou qui proposent leur plateforme de vente aux faiseurs d’e-books – aimeraient faire accroire.

Revenons sur terre !

 

 La « dure réalité » de l’édition, les postulants écrivains de romance et de porno-romance se la prennent en pleine trombine lorsque, gonflés à bloc par les critiques dithyrambiques de telle ou telle communauté de fans et des ventes qui feraient parfois pâlir de jalousie un premier roman de chez Grasset ou Gallimard, ils envoient leur manuscrit à un éditeur.

Un éditeur qui, lui, est aux prises avec les exigences du terrain, du marché, des lecteurs, et va donc juger un manuscrit, non comme les ayatollahs dont il était question plus haut, en fonction de la sensibilité des tétons du personnage principal, du nombre de scènes de sexe ou des kilogrammes de « je t’aime ; moi, non plus » à la page, mais à l’aune de ce qu’il considère être un cahier des charges acceptable : langue, style, sens de la narration, intrigue, densité des personnages, etc.

Et, là, bien sûr… c’est la claque !

Parce qu’un fan de romance – ou de porno-romance – ne parle pas le même langage qu’un éditeur, qu’un auteur professionnel ou même un lecteur lambda. Ce qui, pour le fan qui ne connaît que son genre de prédilection et n’a plus le recul nécessaire pour rester objectif, est « romantique », sera considéré comme « ridicule », voire « grotesque », par le comité de lecture d’une maison d’édition. Ce que le fan, habitué à lire à la chaîne les pires cochonneries, estimera être une scène d’amour simplement un peu « chaude », sera pour un lecteur lambda « ridiculement détaillé » et « inutilement grossier ». Ce qu’il croit « bien écrit », parce qu’il n’a, comme élément de comparaison, que les centaines de fanfictions, nouvelles ou romans autoédités à la vitesse d’un tir de mitraillette qu’il trouve sur Internet, sera, pour un écrivain professionnel, « impubliable ».

À l’inverse, ce qu’un lecteur lambda ou un professionnel de l’édition considérera comme un « roman d’amour », sera pour un fan de romance, un livre « normal » – à la limite, même, « chiant ».

Bref, l’incompréhension est totale parce qu’entre les deux mondes s’est creusé, au fil des ans et, principalement, en raison de la ghettoïsation du genre, de la surenchère pornographique et de la somme considérable des productions incontrôlées, un gouffre infranchissable. Il ne s’agit même plus d’aimer ou de ne pas aimer la même chose ; nous avons dépassé ce stade depuis belle lurette ! Nous ne sommes même plus d’accord sur le sens à donner à la « chose » en question ; nous ne parlons plus la même langue.

Alors, certes, je sais que les ayatollahs de la romance aiment pousser de hauts cris du genre :

« Oui, mais bon, y’en a marre de ces gens élitistes qui veulent imposer à tout le monde les règles de ce qu’ils considèrent être de la bonne littérature ! En quoi est-ce important, tout ce tralala technique, tant que les persos sont sympas et les scènes d’amour excitantes ? ».

Je suppose que si quelqu’un est dans l’incapacité de répondre lui-même à cette question et de comprendre que, si des techniques de narration et des règles de grammaire existent, ce n’est pas pour l’empêcher de devenir le prochain Victor Hugo mais parce que les mots ont un sens bien précis et que le travail d’un écrivain est de savoir les manier au mieux, c’est qu’il est tellement englué dans son fétichisme littéraire qu’aucun raisonnement logique ne saurait passer au travers pour l’atteindre.

Pour faire simple, disons que, si un romancier amateur souhaite un jour être publié et toucher un public autre, bien plus large que les petites communautés dont il était question plus haut, son roman d’amour se doit d’être avant tout UN ROMAN, avec tout ce que cela sous-entend de travail, de recherche, de qualités littéraires et de professionnalisme. Et, pour cela, il devra apprendre par l’exemple, en lisant d’autres genres, en explorant diverses formes de récit, en étudiant différentes techniques de narration et d’écriture.

Lire à la volée quarante scènes mal goupillées de fellations, de baisers mouillés ou de descriptions de torses virils et musculeux n’aide pas à savoir poser une intrigue, à planter un décor ou à développer un personnage. En revanche, cela doit grandement contribuer à se ridiculiser devant un éditeur, ou un lecteur ayant l’habitude de textes autrement plus denses et construits.

Les futurs romanciers doivent apprendre à viser plus haut que ce qu’exigent certaines communautés de fans qui refusent de soulever leurs œillères. Ils doivent avoir pour ambition de devenir des auteurs pouvant écrire à peu près sur tout et n’importe quoi avec une égale aisance.

Et si certains souhaitent réellement offrir à leurs lecteurs des récits érotiques ou des histoires l’amour, qu’à cela ne tienne ! Qu’ils le fassent !

Mais qu’ils le fassent bien. Pas à la manière des porno-romanciers à deux sous, dont les personnages caricaturaux répandent leur foutre comme un tavernier des gobelets de mauvais vin. Le genre érotique est délicat et difficile à manier, certes, mais… qui empêche un futur écrivain motivé d’apprendre à le faire ?

Plus facile à dire qu’à faire

 

N’importe quel romancier professionnel le confirmera : les scènes d’amour sont, avec les scènes de bataille, de bagarre et de duel, ce qu’il y a de plus difficile à écrire.

Trois reproches de lecteurs reviennent très souvent, dans les commentaires et les critiques que l’on peut lire çà et là, sur les sites Internet, les réseaux sociaux et dans les forums :

1/Le premier découle de la difficulté, pour l’auteur de la scène incriminée, à garder le « bon ton » et le registre de langage adéquat, non à passer inopinément d’un lexique cru, à la limite du vulgaire, à un romantisme débridé. Ces dérapages incontrôlés « cassent » la lecture et font décrocher le lecteur avec ces désagréables sensations de « on n’y croit pas » ; « ça ne colle pas » ; « je ne vois pas tel personnage faire ça ».

Il suffit de peu de chose : une réflexion un tantinet trop romantique, un geste pas assez assuré, un mot mal choisi et on sort du cadre ; le charme est rompu.

2/Le second reproche fait à bon nombre de textes – et qui apparaît trop fréquemment pour n’être que le fruit du hasard – est l’impression, pour le lecteur, de relire sans cesse la même scène chez des auteurs différents. Mêmes expressions, mêmes adjectifs, même déroulement l’action, mêmes gestes, mêmes dialogues, mêmes impressions, mêmes sentiments…

On pourrait presque croire que les littérateurs concernés ont, à l’instar d’écoliers un peu flemmards, jeté un œil indiscret sur la copie du voisin.

3/Le troisième, enfin, relève du « cliché » et du « tic d’écriture ». Quel lecteur assidu de fanfictions ou de romances autoéditées oserait dire qu’il n’a pas ressenti des envies de meurtre à la énième lecture d’expressions du genre « il commença à le chauffer » ; « elle embrassa son vis-à-vis » ; « il appuya sur sa prostate » ; « il glissa deux doigts dans son intimité humide et brûlante », etc. Et je vous épargne les vierges effarouchées qui se métamorphosent en érotomanes après deux ou trois baisers enflammés, le sexe énorme qui fait mal au début mais du bien après, ou le pauvre type au système digestif un peu bizarre qui se retrouve avec un point G dans le duodénum. Des maladresses et des clichés qui relèvent davantage de la préparation culinaire, du cours d’architecture, ou du musée des bizarreries de la faculté de médecine que de la fiction érotique.

En tenant compte de ces remarques de lecteurs, on réalise à quel point écrire une scène d’amour peut être complexe, et qu’il va falloir avancer sur la pointe des pieds pour éviter les chausse-trappes.

Sans compter que la scène à elle seule ne suffit pas, même s’il s’agit du plat de résistance, comme c’est souvent le cas dans ce genre de littérature. Il faut éviter ce que j’ai pris l’habitude d’appeler « l’effet œuf au plat »…

J’ai inventé cette expression après qu’une jeune rédactrice de fanfictions m’ait fait parvenir pour publication sur un site – il y a 20 ans de cela – un texte « lemon », comme elle disait.

L’histoire ? Deux personnages se retrouvent dans la cuisine après le travail et… Crac ! Boum ! Hue ! Sur le carrelage, la tête sous la table et les pieds sur la gazinière.

Je lui fais la remarque que son récit est un peu « pauvre », et qu’un semblant d’histoire autour de cette fine partie de jambes en l’air, voire une simple petite introduction, serait la bienvenue.

Le lendemain, elle me renvoie son texte « corrigé » : l’un des personnages casse un œuf dans la poêle, le second entre dans la cuisine, lui dit que ça sent presque aussi bon que lui et… Crac ! Boum ! Hue ! Sur le carrelage, la tête sous la table et les pieds sur la gazinière.

Voilà ce qu’est « l’effet œuf au plat ». Lorsqu’un récit érotique vous fait le même effet qu’une scène de film pornographique sortie de son contexte, quelque chose de purement mécanique, qui ne laisse aucune place à l’imagination et ne vous donne pas envie d’en savoir davantage sur les personnages, le contexte ou l’histoire.

Je ne suis pas en train de dire qu’une scène d’amour doit obligatoirement être introduite par 40 pages de descriptions et de blabla, non. Mais qu’il faut savoir adroitement glisser, ci et là, de petites descriptions, réflexions ou dialogues qui vont donner du « corps » aux personnages, qui vont tisser une ambiance, un monde, une époque, un contexte autour d’eux. Donner la sensation au lecteur que, même s’il n’a sous les yeux qu’un instant T, bien qu’excitant, de la vie des personnages, il existe aussi, ou peut exister, un « avant » et un « après ». Pas pour « faire joli » mais parce que ce genre de choses est nécessaire pour permettre au lecteur de « vivre » la scène avec les protagonistes, de les imaginer, les aimer, les détester, rire, pleurer, ou prendre du plaisir avec eux.

Ces impératifs expliquent pourquoi bien des auteurs de fanfictions se voient incapables d’écrire une bonne fiction originale. Parce que, dans une fiction de fan, les opérations sus-citées ont déjà été effectuées par le créateur du manga, du film, du jeu ou de la série et que le fan n’a plus qu’à utiliser ces éléments, à la manière d’un théâtre de marionnettes fourni « clés en main ». Pour ce qui est d’une fiction originale, en revanche, il faut partir de… rien. Ou peu s’en faut.

Oui, tout cela est compliqué et difficile. Mais, une fois encore, personne n’a jamais dit qu’écrire était quelque chose de naturel ou d’évident. Écrire est un métier, cela ne s’improvise pas et, comme tous les métiers complexes, il faut des années pour acquérir un minimum de maîtrise.

Et le pire, savez-vous ce que c’est ? Même après vingt années d’expérience, comme c’est mon cas, vous n’êtes pas à l’abri de l’erreur ! J-A-M-A-I-S. Vous pouvez déraper à tout instant, à la merci d’une baisse de forme ou d’un moment d’inattention.

Loin de moi, donc, l’idée de prétendre donner des recettes infaillibles pour écrire la scène d’amour du siècle. Là non plus, je n’ai pas de potion magique…

Ne pas jeter l’éponge

 

La dernière chose à faire, lorsqu’on souhaite devenir romancier, est de prêter l’oreille aux allégations d’écrivains ratés et de blogueurs frustrés dont les manuscrits ont été refusés. Ils assurent à qui veut l’entendre que les professionnels de l’édition sont les ennemis des auteurs et qu’ils méprisent les amateurs de romances.

C’est faux.

Et quoi qu’ils affirment (souvent d’ailleurs avec une mauvaise foi patentée) parce qu’eux-mêmes n’ont pas eu d’autre choix, l’autoédition n’est pas la panacée, surtout lorsqu’un auteur n’a pas de lectorat qui le suit depuis des années et sur qui il peut compter pour le soutenir – ou le secouer, au besoin.

Qu’on le veuille ou non, un livre publié chez un éditeur légitime un écrivain parce qu’il est la preuve que quelqu’un a estimé le travail d’écriture suffisamment abouti et intéressant pour mériter un investissement personnel et financier.

Mais pour cela, il faut travailler dur, et ne pas céder au chant des sirènes pouvant faire penser à certains qu’ils sont « au top » sous prétexte que leur statut est acquis au sein de telle ou telle petite communauté de fans.

 C. Rodríguez

  Illustration : Boris Alexeev

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14 réactions à ROMANCE, ROMAN D’AMOUR… ATTENTION ! NOUS NE PARLONS PAS LA MÊME LANGUE

  1. david a écrit:

    Je ne suis ni écrivain, ni éditeur, juste un simple lecteur mais je cautionne cet article à 100%. Dans l’autoédition, on trouve un paquet de bouses immondes et indigestes. Et qui tristement cachent, selon moi, quelques vrais bons artistes qui mériteraient plus de reconnaissance mais qui se retrouvent noyés dans ce tas de m****. Mais tant que ces pseudos écrivains seront persuadés de maitriser un art qui leur est finalement inatteignable, cela n’ira pas dans le bon sens. Et je crois que c’est la même chose pour d’autres formes artistiques comme la musique par exemple.

    • Cristina Rodriguez a écrit:

      Merci pour votre témoignage, David. Et, en effet, vous avez raison (malheureusement !) : cette tendance du « n’importe qui peut faire n’importe quoi, n’importe comment » touche tous les domaines artistiques ou créatifs :-(

  2. Gil Editions - Jeremiah Den a écrit:

    Bravo pour cette magnifique analyse qui révèle clairement ce que pensent les Editeurs. Je cautionne totalement votre texte et d’ailleurs le partage sur mon profil. Merci
    Jeremiah Den

  3. Fabienne a écrit:

    Très bien, cet article… Effectivement, j’ai deux romans « sentimentaux » qui ne comportent aucune scène de cul et qui ennuient profondément certaines  » blogueuses » spécialisées dans la romance… apparemment la blogosphère littérature féminine (ou sentimentale ) s’est concentrée sur ces bouquins, tous les mêmes, qui ont de beaux torses masculins en couverture … genres de Harlequin hot ( que je n’ai jamais lus il faut bien dire ). Ces lectrices en lisent un par jour, parfois deux, c’est vraiment de la littérature kleenex. Je devrais essayer les éditeurs… :D Ou classer mes livres dans une autre rubrique !

    • Cristina Rodriguez a écrit:

      Ne vous découragez pas. Et je pense, en effet, que classer vos romans dans une autre rubrique permettrait d’éviter quelques écueils et réactions épidermiques. Merci pour votre témoignage, Fabienne.

  4. Bernard SIMONAY a écrit:

    Merci d’avoir écrit cet article, que je vais partager sur ma page Facebook. Il est en effet très pénible pour les auteurs confirmés de se retrouver sur la même étagère virtuelle que ces personnes qui n’ont aucun respect de la langue et de ce qu’est un véritable roman. Le commentaire reproduit est à hurler de rire. Mais en attendant, l’autoédition permet de publier n’importer quoi et les véritables romans, quel que soit leur genre, se retrouvent noyés dans ce fatras d’écrits indigestes et vulgaires. Je respecte la liberté de chacun, mais il faudrait tout de même qu’Amazon et consorts mettent en place un comité de lecture afin d’éliminer les torchons. C e serait peut-être une manière d’inciter ces écrivaillons à se relire. Et à apprendre l’orthographe. Cordialement

    • Cristina Rodriguez a écrit:

      Merci à vous d’avoir pris la peine de lire cet article et de laisser un commentaire.
      Je suis flattée.
      La création d’une rubrique réservée aux auteurs professionnels est quelque chose que tous les confrères appellent de leurs vœux depuis des mois et des mois mais une distinction pros/amateurs ne serait pas, hélas, dans l’intérêt financier d’Amazon et consorts, qui font ainsi croire aux lecteurs que tous les livres proposés sont de qualité plus ou moins équivalente.

  5. Stephie a écrit:

    Bravo, je valide absolument tout :)

  6. Aurore a écrit:

    Ah, merci pour cet article qui résume ce que je pense depuis longtemps !
    Et en effet, pauvre langue française…

  7. ChoupieS a écrit:

    Merci infiniment pour cet article, très réaliste dépeignant avec justesse la perte de crédibilité d’un genre malmené. Il est arrivé la même chose, bien avant, au genre Aventure et aujourd’hui, il est peu présent dans la scène éditoriale.
    Quant à la grammaire et l’orthographe, c’est de mal en pis.

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