LA TIRELIRE (Ces critiques qui nous critiquent)

Tirelire cochon By Clément Bucco-Lechat

Tirelire cochon By Clément Bucco-Lechat

Les critiques et, aujourd’hui, les blogueurs…

Au début de notre carrière, ils nous font tour à tour sauter de joie, pleurer, douter, nous énerver, puis, avec les années, on en vient à les observer, les disséquer et à les… classer par catégorie, tout comme eux aiment à nous classer dans différents genres !

Et si, pour une fois (et pour rendre le sourire à tous les confrères blessés inutilement par des critiques assassines), nous renversions un peu les rôles ?

Et si c’était moi qui , le temps de quelques articles, vous invitais à passer sous les fourches caudines, mesdames et messieurs les critiques et les blogueurs ? ;-D

Allez ! Un peu d’humour, que diable !

*

Il existe des critiques, journaliste littéraires ou blogueurs, pour qui “historiette” rime avec “pépètes”, et pas seulement parce qu’ils sont rétribués pour leur prose. Ce sont ceux que j’appelle…

 LES TIRELIRES (ou comment gâcher inutilement du temps, du papier et des timbres)

 Vous ne pouvez pas les rater car les tirelires font par dizaines, voire par centaines, des critiques qui se bornent, généralement, à un copier/coller du quatrième de couverture ou de la fiche qui accompagne le livre envoyé en service de presse.

 “Mais pour quoi faire ?” me demanderez-vous.

 C’est simple : pour recevoir gratuitement les livres… et les revendre dans la foulée, soit sur Internet, soit dans une librairie reprenant des livres d’occasion type “Gilbert vieux”.

 Et là, vous vous dites “c’est minable ! C’est de la magouille à la petite semaine”. Certes… mais quand vous avez idée du nombre de bouquins qui sortent chaque mois (et un critique reçoit des livres de beaucoup de maisons d’édition), l’addition peut monter très vite.

 Cependant, comme les services de presse sont de plus en plus difficiles à obtenir sans justificatif de parution et que la place dans les médias “papier” est de plus en plus limitée, nos tirelires ont trouvé la parade : elles pondent des copier/coller au kilomètre sur des sites Internet dits “littéraires”. Sites sur lesquels elles peuvent aussi faire des renvois vers des librairies en ligne (moyennant commission, bien sûr).

 Les mauvais attachés de presse ou les attachés de presse peu scrupuleux (je rappelle que les attachés de presse sont les messieurs et les madames payés pour promouvoir les livres dans les médias et ayant, très souvent, une obligation de résultat) adorent les tirelires car elles leur permettent d’aller voir leur patron en piaillant “Chef ! Chef ! J’ai décroché un article, chef !”.

Les attachés de presse plus sérieux, eux, les fuient comme la peste car, non seulement les tirelires ne servent à rien en matière de promotion mais elles coûtent de l’argent et du temps à tout monde.

 “Est-ce que la revente des livres reçus en service de presse rapporte tant que ça ?”

 Bien sûr que non, personne ne devient riche (que je sache, du moins) en revendant des services de presse mais cela met quand même du beurre dans les épinards car, en fonction de la taille des maisons avec lesquelles il est en contact et des thèmes des livres reçus, une bonne tirelire ramassera entre 100 et 300 euros par mois en moyenne, ce qui, par les temps qui courent, n’est quand même pas rien.

 Et, souvent, comme elle n’est pas bien futée ou méprise tellement les auteurs qu’elle se tamponne le groin de ce qu’ils peuvent bien penser… elle revendra les livres sans même prendre la peine d’arracher la page de dédicace !

 Bien des auteurs vous raconteront le nombre de fois où ils ont retrouvé leurs livres dans des librairies d’occasion avec une belle dédicace au journaliste ou critique qui avait expressément demandé à recevoir les nouveautés.

 C’est ainsi que vous avez, dans chaque maison d’édition, une liste noire des journalistes/critiques/blogueurs interdits de service de presse. Eh ! Oui… Il ne faut pas prendre les auteurs et les éditeurs QUE pour des abrutis. Enfin, pas tout le temps. 🙂 Nous avons nos moments de lucidité, quand même. Si, si… ^______-

 La prochaine fois, je vous parlerai d’un genre de critique que j’adore : LE SPÉCIALISTE !

 Cristina Rodríguez


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