QUESTIONS D’AUTEURS : Comment réagir à une mauvaise critique ?

reagir001« (…) À chaque fois que j’ai une mauvaise critique sur un blog ou sur Amazon, je suis déprimé durant des jours. Je ne sais pas si je dois y répondre ou me taire. Et vous ? Comment réagissez-vous aux mauvaises critiques ? (…) »

« (…) je suis dégoûtée, c’est à me donner envie d’arrêter d’écrire ! Comment tu fais, toi, pour rester zen ?(…) »

« (…) Que faire, face à des critiques que l’on sait être volontairement malintentionnées ? (…) »

« (…) J’ai eu ma première critique sur un blog. Elle m’a donné envie de jeter mon ordinateur par la fenêtre et de picoler jusqu’à tomber raide mort ! (…) »

 

Les questions, ou réflexions, d’auteurs au sujet des mauvaises critiques postées sur les blogs, réseaux sociaux, forums et sites d’achat reviennent si souvent, ces derniers mois, que j’ai décidé de vous faire à tous, et même à ceux qui n’en demandaient pas tant, une réponse « groupée » ! :-D

 

Les critiques Internet, la nouvelle « arme » des mous du genou et des autoédités arrivistes

 

À l’heure où tout le monde y va de son petit « livre », de son petit « article » ou de sa ch’tite critique, l’anarchie la plus totale règne sur les blogs, les forums et la section « commentaires » des plateformes de vente comme Amazon, chacun se congratulant ou s’envoyant des poignards dans le dos en fonction des déceptions, des jalousies, des affinités ou du sens du vent.

Vous vous souvenez, il y a quelques jours ? Je vous parlais même d’une proposition « d’échange de commentaires 5 étoiles » reçue par messagerie FB.

Bref ! C’est du grand n’importe quoi. Nous atteignons les sommets du ridicule.

Celui qui paye les pots cassés ? Le lecteur, bien entendu, qui ne peut plus du tout se fier aux critiques laissées au fil du net, ou sur les plateformes d’achat.

Ce matin encore, je cherchais un livre sur le monde provincial romain antique et sa gestion administrative – pas de quoi, à priori, éveiller des passions brûlantes ou des discussions enflammées, vous en conviendrez !

Pourtant, parmi de rares commentaires (de ceux qui peuvent, à l’occasion, fournir des précisions importantes sur les thèmes abordés), on pouvait lire deux critiques aigries inutilement détaillées, œuvre, probablement, d’autres universitaires envieux ou d’élèves s’étant fait saquer. Ces dernières expliquaient sur plusieurs paragraphes à quel point le texte était mauvais, plein de coquilles, l’auteur incompétent et que, d’ailleurs, on ferait bien d’aller faire un tour sur tel ou tel blog/site, ou de lire tel ou tel bouquin, plutôt que d’acheter la bouse sus-citée. reagir002

Au secours !

La mention « achat vérifié » n’est même plus une garantie pour juger du sérieux d’une critique puisque, d’après ce que certains auteurs autoédités viennent de m’apprendre – oui, je sais, je suis une grande naïve avec plusieurs trains de retard – un sport en vogue depuis quelques années, déjà, consiste à acheter les livres de son concurrent et à laisser une critique assassine. Ensuite, on dénonce le livre à Amazon, FNAC ou autre, sous prétexte qu’il est mal écrit et comporte de multiples erreurs, puis à en demander le remboursement et le retrait du catalogue.

J’ignore si tout ça est vrai mais ce que je peux vous certifier, en revanche, c’est que la légende urbaine voulant qu’au bout de X plaintes de ce genre, un livre soit retiré de la vente est, elle, 100% fausse, bien sûr.

Au pire, si les plaintes sont multiples et récurrentes, l’éditeur recevra un gentil message l’avertissant que quelques coquilles ont été signalées sur tel ou tel livre et lui demandant s’il peut, à l’occasion, si les oiseaux chantent et que le temps le permet, y jeter un rapide coup d’oeil.

Donc, ne craignez rien, personne ne prendra la place de Stephen King, ni même de Charles Henri Dugenou ou d’un confrère universitaire, sur les étagères virtuelles de telle ou telle librairie en ligne avec ce genre de méthodes. Non, non.

Mais bon, ces cas pour le moins « fumeux » mis à part, que faire face aux vraies mauvaises critiques ?

 

Comment réagir à une mauvaise critique ?

 

reagir003En ce qui me concerne, très simplement : je ne réagis pas ! ;-)

Bah, nan !

Surpris ? Il ne faut pas et je vais vous expliquer pourquoi.

D’une part, parce que ces mauvaises critiques, je ne les vois pas.

Les attachés de presse des maisons d’édition n’envoient généralement aux auteurs que les copies des articles parus dans la presse « professionnelle » (dont les journalistes se fendent habituellement d’une critique lorsqu’ils ont aimé un livre), pas sur les blogs ou les fanzines Internet.

Ou c’est parce que les attachés de presse en question n’ont pas réussi à décrocher d’articles dans la presse traditionnelle et qu’ils essayent désespérément de prouver que, oui, promis, ils ont essayé de faire la promo du bouquin mais que y’a-pas-moyen-avec-les-élections / grèves / attentats / catastrophes naturelles / jeux olympiques et-la-sortie-du-nouveau-Musso / Vigan / Houellebecq / Angot / Levy / Nothomb (rayez les mentions inutiles) donc Oui, bon, d’accord, c’est juste un blog. O.K., y’a une faute d’orthographe à chaque phrase mais bon, c’est mignon, quoi, non ? Alors les critiques sur les sites de vente ou les forums, n’en parlons même pas ! À moins d’avoir du temps à perdre (et je ne connais aucun confrère qui ait plus de quelques grammes de cette rare denrée en stock) et de traquer la moindre allusion à vos bouquins sur un moteur de recherche, vous n’en voyez jamais la queue d’une !

D’autre part, parce qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, c’est comme ça, et qu’il faut se faire une raison.

Et, enfin, parce que, derrière une critique vraiment mauvaise – surtout si elle est particulièrement fielleuse et que votre détracteur s’y est copieusement étalé (certains réussissent même à écrire des commentaires incendiaires trois ou quatre fois plus longs que le quatrième de couverture !) – se cache parfois un problème qui n’a rien à voir avec votre livre…

 

Que cache une très mauvaise critique ?

 

Prenons un exemple tout bête : disons que vous n’aimez pas les salsifis.

Oui, je sais, l’exemple peut paraitre un étrange, de prime abord, mais vous allez vite comprendre où je veux en venir.

Vous n’aimez pas les salsifis, donc.

Vous n’en mangez pas, voilà tout. Et si, par mégarde, vous achetez un plat préparé qui en contient, vous rouspéterez quelques instants contre l’étiquetage, qui manque de clarté, mais ça n’ira pas plus loin.

Vous n’allez pas publier un commentaire ordurier sur le site de Monoprix, par exemple, ou passer 4 ou 5 heures devant votre écran à rédiger un long article expliquant à quel point vous détestez les salsifis, pourquoi vous avez raison de les détester et les motifs pour lesquels il faut absolument vouer aux mêmes flammes éternelles ceux qui les cultivent, ceux qui les vendent et ceux qui s’en régalent. À moins, bien entendu, que vous ne souffriez de troubles mentaux sévères – ou que l’ex petite copine qui vous largué la semaine dernière soit justement productrice agricole spécialisée dans le petit légume honni, ce qui explique pourquoi vous en avez aussi gros sur la patate !

Eh, bien, pour un livre, c’est exactement la même chose.reagir004

Vous n’aimez pas le livre que vous venez d’acheter ?

Très bien. Vous arrêtez de le lire et le jetez dans un coin, point final. Vous savez que cet auteur n’est pas votre genre et vous ne lirez plus ses histoires. Au pire, si vous êtes vraiment déçu, laisserez-vous une critique du genre Je pensais que ce roman serait plus ceci ou moins cela, dommage, ne j’ai pas accroché. Voilà tout. Trois ou quatre lignes maxi. Simple. Clair. Précis. Une simple constatation. Aucune hargne, vulgarité ou agressivité. En un mot : normal.

En revanche, si quelqu’un pousse le masochisme jusqu’à s’imposer des heures d’écriture assassine ayant pour sujet le roman qu’il exècre et, parfois même, la lecture de plusieurs livres d’un auteur qu’il dit pourtant détester, c’est comme pour les salsifis : le problème vient d’ailleurs.

S’agit-il d’un écrivain raté qui vous voue une haine irrationnelle pour avoir écrit l’histoire qu’il aurait aimé publier ?

D’un inconnu qui s’est senti visé par l’une de vos piques ou l’un de vos coups de gueule ?

D’un blogueur/journaliste/critique à qui l’éditeur a refusé un service de presse ?

D’un « ami » Facebook, twitter ou d’un pinpin croisé sur un salon que vous avez remis un peu sèchement en place ?

D’un blogueur/chroniqueur autoproclamé qui pense que descendre un bouquin en s’étalant sur 15 feuillets, c’est prouver à quel point il est doué comme critique ?

D’un adepte des méthodes de sape décrites un peu plus haut ?

Ou tout simplement (et c’est beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense !) de quelqu’un qui vous en veut parce que votre livre a éveillé en lui des sentiments qui le mettent mal à l’aise ?

Peu importe. Les raisons d’une critique excessivement acerbe peuvent être multiples.

 

Une « mauvaise critique » n’est pas forcément une « mauvaise chose »

 

Non, non, rassurez-vous, je ne vais pas vous servir le bla-bla faux-jeton typique :

Oui, mais tu comprends, les critiques argumentées, ça aide vachement à progresser, toussa !

Certes, les critiques (argumentées ou non) peuvent vous aider… si elles sont faites par votre éditeur, votre correcteur, quelqu’un du métier – ou même des lecteurs – mais ces gens ne se permettront JAMAIS de les balancer sur Internet ! Ils vous en parleront en privé car, si leur but est réellement de vous aider ou de vous signaler un problème, ils n’iront pas prendre prétexte d’un oubli, d’une coquille ou d’une maladresse pour essayer de se faire mousser à vos dépens, prouvant ainsi à la terre entière à quel point ils sont doués pour juger un texte, ou y trouver des failles éventuelles (du moins, ce qu’ils considèrent comme telles).

Lorsque je dis qu’une mauvaise critique n’est pas forcément une mauvaise chose, je fais allusion à trois vérités toutes simples, pas très agréables, mais que vous devez à tout prix vous mettre dans la tête, si vous voulez faire votre trou dans le métier :

reagir0051/ La bonne vieille sentence « Qu’on en parle en bien ou en mal, l’essentiel, c’est qu’on en parle ! » est vraie.

Si, si, je vous en donne ma parole. Peu importe qu’un blogueur ou un forum se déchaine contre vous, dès l’instant qu’ils citent votre livre et vous citent vous.

Pourquoi ?

Parce que ce débordement de haine va forcément provoquer de la curiosité auprès de lecteurs potentiels, que vous n’auriez sans doute jamais touché autrement :

Tiens, c’est marrant, que tout le monde se déchaine contre ce livre ! Je me demande bien ce qu’il peut avoir de si terrible, pour que tout ces gens en parlent avec autant d’énergie !

Des exemples concrets ? Et si je vous dis « Fifty Shades Of Grey » ; « Central park » ou même « Merci pour ce moment » ? Ces livres ont été descendus par les critiques, les lecteurs et piratés en masse ; pourtant, ils se sont vendus comme des petits pains…

2/ Une très mauvaise critique fait toujours plaisir… aux autres. Qu’ils soient lecteurs, concurrents ou « amis ».

Oui, je sais que, dans le jardin merveilleux des Bisounours, les gens compatissent aux problèmes de leur prochain, s’entraident et s’encouragent mutuellement pour le bien de tous. Seulement, le paradis des Bisousnours, ça n’existe pas et la première chose que les internautes consultent (avec un plaisir parfois coupable, d’ailleurs), lorsqu’ils cherchent des opinions sur quelque chose, ce sont les commentaires les plus durs et les plus trash.

Ça vous étonne ?

Pourtant, dans un monde où les gens se créent des vies virtuelles aussi fausses que parfaites, où ils vont jusqu’à faire des dépressions, en voyant leur « amis » Facebook poster des photos de leur conjoints archi-superaimants-compréhensifs-et-tout, de leur chien fidèle-qui pourrait-mourir-pour-eux, de leurs enfants-surdoués-dont-ils-sont-leur-meilleur-ami et de leurs vacances-de-rêve-made-in-catalogue-carrefour, voir quelqu’un, qu’ils estiment, à priori, être plus « heureux » ou plus « célèbre » qu’eux, être insulté ou attaqué, ILS ADORENT !

Peut-être même qu’ils vont acheter votre bouquin parce que « Bon, allez ! C’est pas du Proust mais le sujet n’est pas mal, les première pages sont bien écrites et il n’y a pas deux fautes d’orthographe à chaque mot. J’essaye, je verrais bien ! »

Vous voyez où je veux en venir ?

Les critiques très méchantes vous rendent sympathique, vous, qui en êtes la victime.  Et elles ont l’avantage non négligeable de calmer vos détracteurs, qui seront ravis, et rassurés, de voir que quelqu’un vous a fait la peau, faisant ainsi dégonfler (bien qu’involontairement) leur trop plein de rancoeur à votre endroit, comme un ballon de baudruche.

3/ Une mauvaise critique peut vous aider à reposer régulièrement les pieds sur terre !

Lorsque la critique est l’expression de la déception d’un VRAI lecteur, c’est à dire de quelqu’un qui n’aime tout simplement pas ce que vous faites, elle peut vous remettre les idées en place.

Ce genre de claque vous rappelle, de temps à autre, que, non, vous n’êtes pas une star ; non, personne n’est parfait et non, non, non et non, et pour la centième fois, VOUS NE POUVEZ PAS PLAIRE À TOUT LE MONDE ! C’est comme ça, c’est la vie, alors arrêtez de chouiner.

 

En conclusion

 

Négatives, ordurières ou simplement dépitées, les critiques ne doivent donc pas vous miner, et encore moins vous faire réagir (sauf, bien entendu, si elles sont ouvertement insultantes ou menaçantes).

reagir006Soit elles sont la simple expression d’une déception et, je le répète une fois encore, il faut vous faire une raison. Soit, lorsqu’elles sont interminables et enragées, elles sont l’œuvre de quelqu’un qui a davantage besoin d’un psy que de l’un de vos livres. Dans un cas comme dans l’autre, vous ne pouvez rien faire, donc, inutile de vous passer la rate au court-bouillon !

De plus, sachez que, sur des librairies en ligne, comme la FNAC ou Amazon, les critiques sont très très rares (je parle des romans en général, bien sûr, pas des livres très spécialisés – romans sentimentaux, gais, lesbiens, poésies, etc. – s’adressant à des lectorats très réduits, et généralement très très actifs).

Alors, même si vous avez quelques mauvaises critiques, qu’est-ce que ça représente, par rapport au nombre total des lecteurs satisfaits, franchement ?

Vous savez, il y a quelque chose qui ne trompe pas, même si je sais qu’en France, parler argent ou commerce, dès lors qu’il s’agit de culture, relève du crime de lèse-majesté : les courbes de vente.

Si vous vendez régulièrement des livres, c’est que vous avez trouvé votre public et lui devez donc le meilleur de vous. Le fiel de quelques pseudo-critiques littéraires/blogueurs en mal de reconnaissance, ou les commentaires d’une poignée de lecteurs qui, à un moment donné, ont choisi, par erreur, le livre qui ne leur convenait pas, ne doivent pas vous détourner de l’essentiel : votre travail et votre lectorat.

Plutôt que de perdre votre temps avec des gens qui ne vous aiment pas, ou n’aiment pas ce que vous faites, consacrez-le donc à ceux qui vous font vivre et attentent impatiemment votre prochain livre. Ils le méritent ! ^____-

 

Cristina Rodriguez

Illustrations : Boris Alexeev


 

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18 réactions à QUESTIONS D’AUTEURS : Comment réagir à une mauvaise critique ?

  1. Anne Solo a écrit:

    Merci, je ne suis pas auteur, mais traductrice et récemment tombée sur une critique fielleuse et totalement disproportionnée m’accusant de massacrer un texte de coquilles. J’ai été plutôt vexée, mais votre article m’a permis de rire de cette petite piqûre d’ego.
    Bonne continuation.

  2. Anais W. a écrit:

    Super article ! J’aime beaucoup tous ces détails sur la psychologie des auteurs et des lecteurs… et c’est dit avec tellement d’humour ! Je suis fin prête pour les mauvaises critiques (enfin vous lachez pas hein !).

    • Cristina Rodriguez a écrit:

      Parler de « psychologie » est peut-être un peu excessif (même si vous m’en voyez très flattée ^___-) car ce n’est qu’un modeste billet de blog mais je suis ravie qu’il ait pu vous amuser un moment ! ;) Merci pour votre commentaire ! ;-)

  3. Patrick Ferrer a écrit:

    Merci pour cet article. Une chose que j’ajouterai pour réconforter l’auteur affirmé ou en herbe qui doit faire face à des commentaires négatifs sur les sites de vente (et je pense que les auteurs en herbe sont beaucoup plus sensibles à ce genre de choses) c’est qu’il y a également une certaine régularité dans la façon dont les commentaires négatifs tombent (si le livre n’est pas ouvertement provocateur ou insultant pour une partie du public). De la même manière qu’on peut espérer en moyenne un commentaire toutes les 100 ventes, il faut également s’attendre à une moyenne de 1 commentaire négatif tous les 10 commentaires (ou un commentaire négatif toutes les 1000 ventes, si vous préférez). C’est assez mathématique. Même les plus grands auteurs ou les meilleurs ouvrages n’y échappent pas. Cela se vérifie assez aisément en consultant les livres qui ont suffisamment de commentaires pour offrir un éventail compréhensif.

  4. Sylvie a écrit:

    Superbe article ! Bravo ! Effectivement, ne pas répondre car le réseau de destruction est connu et il faut savoir rester en dehors. L’important est-il au final d’être conne ou reconnu ???

    • Cristina Rodriguez a écrit:

      L’important, c’est de faire du bon travail et de proposer des textes de qualité… tant qu’on peut encore le faire.

  5. Fuji/chl a écrit:

    Bonjour,
    Lorsque j’ai commencé mon blog, je ne pensais pas être autant sollicitée par des auteurs.
    Mon principe est simple : j’adore lire, je suis éclectique mais en aucun cas je ne suis critique littéraire. Trop de blogueurs se prennent pour des critiques parce qu’ils reçoivent des Services de Presse, plus souvent dus au copinage, qu’à leur talent; alors nous voyons fleurir des commentaires avec des mots récurrents : tuerie, page-turner, addict qui en sommes ne veulent rien dire. Le pire c’est lorsque le chroniqueur spoile, car à force de lire toujours la même came et de plus en plus vite, il n’a pas les mots d’une analyse minimale, dans un commentaire, citer une phrase du livre peut montrer le style ou l’originalité, mais retranscrire trop du livre est contre-productif. Le vrai lecteur lit, il ne fait pas la course. Si je ne note pas un livre (avis très subjectif) au minimum à 3/5, je ne le chronique pas. Si l’auteur a eu la gentillesse de m’offrir son livre je lui envoie un MP et lui dit en y mettant les formes que son livre n’est pas pour moi. Je suis très respectueuse du travail et de la création. Je ne suis que moi et je ne pense pas que mon avis soit le meilleur ni qu’il soit universel. Alors continuez votre bonhomme de chemin et préférez les « faiseux » aux « diseux ». Belle journée à vous. Chantal

  6. Raawiya a écrit:

    Je ne suis pas une critique littéraire je suis une lectrice qui lit avec « ses tripes ». Si je suis touchée par un livre même s’ il y a quelques fautes d’orthographe ou autre j’aime le livre. Tout simplement parce que peut importe la langue, le langage, le style utilisés pour écrire l’émotion ne connaît pas de barrières. Malheureusement si un livre n’éveille rien chez moi alors j’aime pas le livre, bien écrit ou pas. Comme l’a souligné Cristina Rodriguez on ne peut être aimé par tous. Bien sûr pas besoin d’être irrespectueux pour dire qu’on a pas aimé… Au final c’est une bonne idée d’article. Merci
    « Désolée si j’avais l’air de me justifier mais je me suis si senti concernée voilà ».

  7. Aloysius Chabossot a écrit:

    J’ai fait des fautes dans mon précédent commentaire (et peut-être dans celui-là aussi). J’ai une excuse : il est tard.

  8. Aloysius Chabossot a écrit:

    Je me permets de réagir sur l’allégorie du salsifis qui selon moi contient quelques biais. Déjà, le cas de ce consommateur qui achète un plat contenant du salsifis sans s’en apercevoir me paraît pour le moins fallacieux. En effet, ce genre de plat tout préparé sont systématiquement emballés dans un carton offrant une illustration détaillé et en quadrichromie du plat qui est sensé se trouver dans l’emballage. Cette image suffit amplement à alerter le consommateur le plus distrait sur la présence ou non de salsifis dans la recette proposée. Dès lors, il paraît plus qu’improbable qu’une telle bévue se produise. Une situation plus probable, en, revanche, mettrait en scène un quidam n’ayant rien de particulier contre les salsifis (disons qu’il n’est ni pour ni contre) et qui s’aperçoit, en avalant sa barquette, que les salsifis ici contenus sont absolument dégueulasses. Dans ces conditions, on ne peut que comprendre la rage qui s’empare alors de lui, et le commentaire rageur qu’il dépose sur le site de monoprix, assorti de l’infamante étoile solitaire.
    Sinon, votre article est OK.
    Avant je répondais au commentaires, espérant entamer une correspondance enrichissante qui pourrait déboucher – pourquoi pas ?- sur une véritable amitié. Hélas, les commentateurs ne répondaient jamais à mes commentaires. J’ai donc laissé tomber,

    • Cristina Rodriguez a écrit:

      Un manuscrit passe par tellement de mains (de l’éditeur au responsable éditorial et à l’assistant ; de l’assistant au rewriter, si rewriter il y a ; du rewriter au correcteur et du correcteur à l’attaché de presse), il est à tel point retravaillé et remanié qu’il est presque impossible de voir sortir en librairie un livre « mal écrit ». Avec quelques coquilles, oui, parce qu’il en reste toujours, quoi qu’on fasse, mais guère davantage. On peut ne pas apprécier le sujet, le style, le type de narration ou l’auteur mais mal écrit, non. Pas de quoi cracher sa haine dans un commentaire ou sur un blog, du moins. Attention, je parle d’édition « classique », bien entendu. Je suppose que vous, vous faites surtout allusion aux livres autoédités, qui ont d’ailleurs fait l’objet d’un autre billet « E-Books : 6 trucs pour éviter la bouse littéraire ! » ( http://www.cristina-rodriguez.net/?p=592). C’est vrai qu’ils représentent une catégorie un peu « à part », on va dire. Et, oui, leur contenu donne parfois envie de tuer, je le reconnais…

  9. angie Le Gac a écrit:

    pffffffffffffffff vraiment nul cet article.
    Nan je plaisante!! C’était pour tester ;)
    Merci j’ai beaucoup rit au passage des salsifis. Et tout l’article est très intelligent et remet les choses à leur place et leur donne leur juste valeur.

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